Stress, Mojo et vie de famille

Oui ce titre est un peu bizarre, pardonnez moi. N’étant pas créative pour un sou, je n’ai pas réussi à condenser le contenu de cet article en quelques mots… Bref, passons. Aujourd’hui je voudrais partager avec vous un truc assez fou fou qui s’est passé dans ma vie en cette fin de printemps: j’ai du faire face à environ 6 semaines de stress comme je n’en avais jamais vécues au boulot. Et j’ai réussi à en sortir grandie, mieux dans ma peau. Tellement que vers la fin, des copines qui me croisaient dans la rue me disaient « t’as l’air fatiguée mais t’as l’air heureuse quand même », ou bien même Mr Mojo : « je te trouve beaucoup mieux qu’il y a quelques mois, plus positive, plus détendue » … Un comble.

Mais comment est-ce que j’ai bien pu faire ça? Allez je vous raconte!

Mois de mai, les derniers mois au travail ont été assez éprouvants, mais ça passe: changement de poste, plus de responsabilités, plus d’exposition, tout en continuant d’assurer mon ancien poste (c’est provisoire…. haha!) Niveau de stress moyen + (avec le recul car sinon à ce moment là je l’aurais évalué à « élevé ++ »). Par contre, niveau vie de famille je galère vraiment. J’ai du mal à trouver l’équilibre entre vie pro et perso. Je n’arrive pas bien à passer du temps de qualité avec mini Mojo. Il sent bien mon stress et me le fait « payer » : il refuse mes bras, ne me regarde pas beaucoup etc… Moi je suis assez tendue, j’ai une tête de cadavre… (comme quoi on peut se noyer dans un verre d’eau – je dis ça avec le recul car ça n’était rien à côté de ce qui m’attendait).

On décide alors de prendre les choses en main pour enrayer un peu la crise: mini Mojo part une semaine chez mes parents pour que je puisse souffler un peu (merci Papi et Mamie Mojo et ensuite nous partons tous les trois mini Mojo, Mr Mojo et moi, pour un week-end à la mer qui nous a fait le plus grand bien. Déconnexion optimale, détente, moments de qualité en famille. Tout baigne. Je réalise à quel point ma priorité est bien à ma famille et pas ailleurs. IMG_4512-EFFECTS.jpg

Et voilà que courant juin, un gros gros projet arrive, et qu’au lieu de le faire en 3 mois, il faut boucler en 6 semaines (je vous la fais courte hein, on n’est pas là pour parler de mon boulot). Et pas de marge d’erreur. Ça doit être fini à une date bien précise, un jour de retard et c’est foutu. Avec tout ça, une grosse pression jusqu’au plus haut niveau dans l’entreprise. Bref, voilà pour le contexte. J’ai donc enchaîné les grosses semaines et les week ends d’astreinte. Ça aurait pu être le drame…

Mais non, en fait, ça s’est super bien passé. Voilà comment:

Grosses semaines oui, mais j’ai ultra limité les horaires étendus.

  • Je suis arrivée plus tôt les matins pour pouvoir être efficace dès le début de ma journée. Par contre il ne m’est arrivé que très rarement de ne pas partir à l’heure le soir. Mr Mojo ne peut pas facilement me remplacer au pied levé les soirs pour récupérer mini Mojo, donc je ne le lui ai demandé que quand c’était absolument indispensable (et encore, rien n’est jamais vital… je ne suis pas médecin).
  • J’ai densifié mes journées. Vu que je n’ai pas étendu mes horaires, il a fallu densifier… Fini le café du matin avec mes copines, fini les runs du midi (car 1h15 de pause ça ne passait plus).

Le chemin du retour: mon sas de décompression. 

Je vous en avais déjà parlé dans cet article, j’utilise les transports en commun pour mon trajet domicile travail.  C’est long, c’est parfois chiant, mais il faut savoir le mettre à profit:

  • Sieste improvisée
  • Méditation
  • Réseaux sociaux pour m’inspirer des comptes positifs et déconnecter
  • Coups de fils à des proches

Le but: arriver chez notre nounou avec un grand sourire, prête à commencer une nouvelle partie de ma journée avec mon fils. Il n’y est absolument pour rien si mon travail est compliqué ou stressant, c’est mon choix à moi. Lui continue à grandir (à une vitesse folle) et chaque journée de passée ne reviendra pas. Alors c’est à moi de m’adapter. 

Avant

En sortant de chez la nounou, si j’estimais avoir des choses à faire, on rentrait direct à la maison. Mini Mojo jouait ensuite à peu près seul (bébé parfait) et moi je courais dans l’appart entre lessives, surveiller quand même que mini Mojo ne tombe pas, ne joue pas avec un truc dangereux etc… (oui en fait c’est un bébé normal), rangement, préparation de ses repas et des nôtres. Comme ça, quand Mr Mojo rentrait il trouvait un bébé trop content de voir son père qui, lui, était dispo pour le bisouiller et faire le foufou, et moi au bord de la crise de nerf, encore plus énervée par ce côté « parent préféré » qui semblait se dessiner pour lui (sauf que c’était en grande partie de ma faute).

Après

En sortant de chez la nounou, je me demandais si les choses que j’avais à faire étaient si indispensables. Si je ne pouvais pas les faire à un autre moment, ou demander à Mr Mojo de m’aider etc… (Mini Mojo a mangé plus de plats industriels que d’habitude durant cette période, mais ça va il est toujours en pleine santé). Et au lieu de rentrer direct à la maison, nous faisions autre chose, à l’extérieur en général:

  • Aller à la piscine. Le matin, je mettais mon maillot de bain et ma serviette dans mon sac à main, et le maillot de mini Mojo, sa crème solaire et sa serviette dans sa poussette (pas besoin de plus). Mr Mojo demandait à la nounou le matin de mettre mini Mojo en maillot le soir à l’heure où je viens le chercher. Comme ça, hop, je récupère mon bébé déjà en maillot, plus qu’à lui mettre de la crème et à m’éclipser 3 minutes dans une cabine à la piscine pour me changer (il faut savoir se simplifier la vie!!!). 15 minutes après être sortis de chez la nounou, on était dans l’eau, au soleil, à barboter. IMG_5088.jpgDe vrais moments de qualité entre mère et fils. En plus ça m’aidait vraiment à déconnecter puisque j’étais obligée d’être 100% avec lui. Cerise sur le gâteau, il a énormément progressé et est maintenant bien à l’aise dans l’eau: le top pour les vacances. eeb73427-a9e0-4a01-80d4-9ec4ae2c2b34.jpg
  • Aller au parc, jouer dans les jets d’eau… Pas de préparation nécessaire et c’est ce que font énormément de parents. Il faut juste lâcher prise : non je ne suis pas obligée de rentrer à la maison tout de suite, les corvées peuvent attendre. Et tant qu’à faire on en profite pour lâcher son téléphone…IMG_4908.jpg
  • Me faire des copines maman rencontrées chez la nounou ou … au parc ou à la piscine justement. En allant au parc ensemble, siroter un bière sur l’herbe pendant que nos bébés jouent ensemble se mettent des beignes en apprenant à se déplacer… Et bien sûr, parler… bébé!
  • S’asseoir à une terrasse pour boire un verre, juste mini Mojo et moi. Thé glacé ou sirop pour moi, gratouillage de cailloux, tournicotage autour des chaises, observation intensive des passants, animaux, enfants, vélos, drague de la serveuse et des grand-mères pour mini Mojo. img_4164
  • Et quand on rentrait quand même direct à la maison, j’essayais de faire la cuisine AVEC mini Mojo (vive la tour d’observation, je vous ferais un article à ce sujet ça a l’air de beaucoup vous intéresser) 

Et du coup, le soir on rentrait pile pour le dîner, parfois même après Mr Mojo qui trouvait:

  • son bébé affamé mais heureux, tout crassou d’avoir bien crapahuté partout.
  • sa femme, fatiguée, avec un coup de soleil sur le nez, les épaules (bah oui vous en connaissez beaucoup vous des parents qui pensent à se mettre de la crème une fois qu’ils en ont mis à leur enfant?), ou bien avec les vêtements tachés (rapport au bébé qui crapahute partout mais ne marche pas…) mais souriante et détendue.

Et le repas de mini Mojo? Heureusement que je suis une fille organisée et que le congel est presque toujours plein de petits pots prêts d’avance, ou bien que les placards contiennent toujours quelques plats pour bébé industriels… Oui oui, moi la psychorigide bio et du fait maison…

Et nos soirées à nous? Et bien mini Mojo s’endormait super bien (normal tant de crapahutage ça provoque une saine fatigue), du coup à partir de 20h-20h30 on pouvait profiter tranquillement de notre balcon en mangeant quelque chose de vite préparé (mais fait maison quand même) (vive le melon, les salades, les pâtes à la sauce tomate de Mamie Mojo etc…). Et bien sûr, tout de même quelques lessives, un peu de rangement, de préparation de petits pots pour plus tard,  etc… Mais pour ça j’ai laissé à Mr Mojo l’opportunité de m’aider… Et ça change tout!

Du coup on a même pu changer nos habitudes (sur mon initiative, moi la routinière…oui oui), et partir faire un pic nic au parc un soir de semaine avec des amis, aller manger une glace tous les trois en allant en ville à vélo…

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Avec tout ça, j’ai réussi à bien gérer mon stress, mais surtout à le laisser au travail (et même là bas j’étais plus efficace et beaucoup moins stressée que ce à quoi on pouvait s’attendre, j’ai su lâcher prise sur ce qui n’était pas de ma responsabilité). J’ai été d’astreinte plusieurs week-ends d’affilée, mais je faisais en sorte de bien cloisonner le travail et le perso. Pas de check d’e-mail tout au long du week-end: je le faisais à heure fixe.

En fait, c’est comme si quelque chose avait switché dans mon cerveau. Avant, j’avais beau savoir que ma priorité était à ma famille et surtout à profiter de mon fils, je n’étais pas souvent à 100% avec lui.  Alors j’ai mis à profit certains moments, en 100% mère fils. Et voir ses progrès, sa joie si pure quand quelque chose lui plait, ses grands yeux quand il me regarde, ses bras serrés autour de mon cou quand l’eau est froide ou quand il a besoin de mon réconfort, ça m’a vraiment aidé à faire la part des choses et à lâcher prise. 

Pour résumer, pour bien vivre cette intense période de stress je n’ai pas ré-inventé la poudre, j’ai suivi quelques principes bien connus:

  • S’organiser (sur les taches ménagères, sur les activités – mettre le maillot de bain dans le sac à main pour aller au boulot n’est pas toujours très intuitif)
  • Mettre des limites au boulot (mon heure de départ est fixe, les astreintes ne sont pas open bar…)
  • Lâcher prise (sur la propreté de mon fils, de l’appartement, sur ses repas)
  • Mettre des priorités ( ma famille d’abord, mon travail après) et faire des choix (annuler ma participation à un trail car ça me générait encore plus de stress de ne pas pouvoir m’entraîner)
  • Savoir profiter des petits instants simples (un verre de rosé sur notre balcon plutôt qu’un apéro en ville, papoter 10 minutes avec une autre maman en surveillant nos enfants même si j’aurais rêvé d’avoir une soirée entière sans enfant à papoter)

Et maintenant, je me sens encore mieux armée pour les prochaines périodes difficiles et je peux confirmer que dans les moments de faiblesse, ma famille c’est ma force.

 

 

 

 

 

Comment je mets à profit mon temps de trajet domicile-travail

Comme je suis une écolo convaincue je ne vais presque jamais au travail en voiture. Bon c’est aussi parce que ça coûte moins cher et que c’est beaucoup plus pratique…

Mon trajet se décompose en :

Marche avec poussette – Arrêt chez la nounou – Marche – Car pendant une vingtaine de minutes…puis dans l’autre sens le soir (hé ouais!!)
Ça me prends 50-55 minutes le matin, et pareil le soir, soit 2 petites heures par jour.

Depuis que je suis maman, j’essaie de mettre à profit ce temps comme du temps »pour moi » (c’est très à la mode le « temps pour soi »), alors j’en profite pour: Lire la suite

Le syndrome du plaid-canapé, ou comment aller voir en dehors de sa zone de confort

Dans notre zone de confort, on est bien. C’est confort quoi! Y’a tout ce qu’il nous faut pour être bien, il y fait chaud, on y est heureux. Oui normalement on y est heureux car sinon c’est pas le confort… (vous me suivez?). Enfin on y est heureux, mais surtout on y est tranquille, et parfois un peu trop tranquille, non? C’est comme être sous un plaid, devant un bon film avec une tasse de thé, c’est douillet, très plaisant, on en a besoin régulièrement… mais c’est pas la folie et c’est pas comme ça qu’on avance.

Il y a quelques années, j’ai eu un déclic. J’ai commencé à sortir de ma zone de confort. Et progressivement, j’ai eu de plus en plus d’occasion de « kiffer la life » (ça y est cette expression est devenue vintage non? ). Ouais ok, mais ça veut dire quoi sortir de sa zone de confort?

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Less is more, en finir avec l’éternel « je n’ai rien à me mettre »

Je n’ai rien à me mettre…
Que celle qui n’a jamais prononcé cette phrase, en farfouillant désespérément dans sa penderie blindée me jette la première chemise.
Si il y a bien un truc que j’ai remarqué durant ces 12 derniers mois c’est que plus j’ai de vêtements à ma disposition, moins ma garde robe me plait. Ca ne veut pas dire que je n’ai pas de fringues qui me plaisent. Ca veut dire que globalement ma penderie ne me plait pas et que je n’y trouve pas facilement les pièces qui me vont.
Cela fait un peu plus de deux ans que je m’intéresse au concept de la garde robe caspule. Il y a 18 mois environ j’avais d’ailleurs fait un énorme tri de mes vêtements (j’avais tout donné à une association) et ça m’avait fait beaucoup de bien. Après ça, j’y voyais plus clair, et je trouvais toujours des tenues qui me correspondaient parfaitement. Et puis cette dernière année, ça c’est corsé un peu! On va dire qu’avec la prise de volume que je me suis payée, la garde robe capsule pouvait aller se rhabiller! (rolala, cte blague… je me fatigue)

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La rentrée ou la reprise des habitudes

Cette semaine c’était la rentrée. Pour mini Mojo d’abord, on a commencé par 3 jours d’adaptation chez la nounou. Et à partir du quatrième jour, c’est parti mon kiki, j’ai repris le travail (après 7 mois d’arrêt), et mini Mojo a fait sa première journée complète.

L’adaptation de mini Mojo s’est très bien passée.  Il m’a impressionnée par sa capacité d’adaptation. Je le connaissais imperturbable et très adaptable, mais là… waouh !

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La fin de la parenthèse

Voilà voilà…cette semaine c’était la dernière… La dernière semaine de mon congé maternité (rallongé). Mini Mojo va avoir 5 mois, et il va bien falloir se lancer… Demain il démarre l’adaptation chez sa nounou, et jeudi je reprends le travail à plein de temps. Et je suis triiiiiiste!

Je le sais, ça va bien se passer.

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