Tout sur les couches lavables avec un deuxième bébé

Pour notre premier enfant (Mini Mojo) nous avions déjà testé et adopté les couches lavables Hamac « en mixte ». C’est à dire qu’on alternait entre couches jetables et lavables. Tous les détails de l’aventure sont ici.

Pour notre deuxième enfant (Poupette) qui a actuellement 8 mois, nous sommes donc tout naturellement revenus aux couches lavables, les mêmes mais cette fois nous sommes mieux équipés et nous les utilisons quasi à 100%. Je vous explique tout.

L’équipement

Après l’expérience réussie des couches lavables en mixte avec Mini Mojo, il a été tout naturel pour nous de réitérer avec sa petite soeur. Nous avons attendu quelques mois après sa naissance pour plusieurs raisons:

  • Je ne souhaitais pas investir dans un équipement en taille S qui ne serait pas utilisé assez longtemps (mais ça se discute vu la facilité avec laquelle ces couches se revendent d’occasion). La taille M commence à environ 6-7 kg.
  • Nous avons préféré attendre le début de la diversification car Poupette était allaitée exclusivement au sein, et donc les selles étaient liquides ce qui peut générer des fuites plus fréquentes.
  • Nous étions beaucoup en vadrouille les premiers mois, c’était donc beaucoup plus simple de n’avoir pas à se soucier des couches en plus de tout le reste!

Comme la nounou de Poupette était tout à fait OK pour utiliser des couches lavables (elle a déjà un enfant qui en porte), nous nous sommes équipés pour tenir à 100% en CL. Nous avons donc:

  • 15 inserts en microfibre de jour et 3 de nuit
  • 10 nacelles étanches
  • 7 surcouches
  • 1 boite de voiles lavables
  • je ne vous recommande pas d’acheter le sac étanche de la marque, je vous explique plus bas pourquoi

Nous sommes équipés en T-MAC, c’est à dire que tout est séparable. Ainsi, on n’est pas obligés de tout laver à chaque utilisation. Ceci permet d’acheter moins de surcouches et de nacelles, et aussi de moins abimer les surcouches notamment. Je vous explique notre routine, vous allez mieux comprendre.

La routine

Chaque jour, nous apportons à la nounou 4 couches déjà montées, prêtes à être mises comme des jetables. En effet nous ne souhaitons pas surcharger la nounou avec le montage des couches, surtout que si il est mal fait , les fuites arrivent tout de suite! Nous mettons une couche lavable à Poupette le matin.

Le soir, la nounou nous rend :

  • Dans un sac plastique: les surcouches non souillées, scratchs refermés (pour que les scratchs n’abîment pas le tissu). Ces surcouches sont donc propres et prêtes à resservir directement.
  • Dans un autre sac plastique: les nacelles démontées des surcouches, avec les inserts dedans, et les voiles de protection si les couches n’ont contenu que du pipi. Si il y a eu la grosse commission, elle jette le voile à la poubelle. En effet, les voiles sont jetables, mais si ils n’ont reçu que de l’urine, ils peuvent tout à fait être lavés (j’ai testé jusqu’à 60°C) et réutilisés (ça minimise encore les déchets et le prix).
  • Le tout dans un tote bag avec le reste des affaires pour la journée.

Le sac étanche de la marque ne nous sert donc pas. Je ne le trouve pas pratique parce qu’il ferme moins bien qu’un bon vieux sac plastique noué, et pour le prix j’estime qu’on est en droit d’en attendre plus!

Le soir, selon les cas, on met une couche lavable avec insert de nuit, ou bien si les fesses sont un peu rouges, on met une couche jetable. En effet, dans une couche lavable il n’y a pas l’effet « au sec » d’une couche jetable ce qui peut donc provoquer des fesses rouges plus souvent. Mais un petit coup d’aloe Vera ou de beurre de karité et hop, le lendemain on n’en parle plus!

Moins de 5 minutes dans la buanderie pour rincer les absorbants et les nacelles à l’eau claire pour les stocker dans une bassine en attendant le prochain lavage avec le reste du linge. Et environ 5 minutes supplémentaires pour faire le montage des couches du lendemain, en réutilisant les surcouches de la journée.

En week end, on n’a pas vraiment de routine fixe. On essaye d’avoir toujours une ou deux couches déjà montées près de la table à langer, et sinon ça tourne! L’avantage d’avoir un équipement suffisamment large c’est de ne pas toujours être en train de gérer le sujet des couches. Et pour tenir sur le long terme, c’est indispensable!

Quand on n’est pas chez nous , en week-end ou en vacances on passe en jetables. Quand on sort quelques heures, on reste en lavable. On emporte une couche montée et un sac plastique et le tour est joué. Je ne sais plus si je vous l’ai déjà dit, mais on n’a pas de sac à langer (team minimaliste). Je déteste m’encombrer et je ne trouve pas qu’on ait besoin de tant de choses à emporter pour une sortie qui nécessitent un sac spécifique. En général je jette une couche et une compote dans mon sac à main et ça va bien!

Petite astuce supplémentaire: nous rangeons tout le matériel associé aux couches lavables dans un bac en plastique de taille moyenne. Cela nous permet de le déplacer facilement et de le sortir de la chambre de Poupette pour plier les couches même quand elle dort (siestes / nuit). Ca nous permet d’être flexibles sur notre organisation ce qui est une des clés de la réussite. On s’est dit 2-3 fois « rah mince j’ai pas plié les couches et je ne peux pas aller chercher ce dont j’ai besoin pour les préparer parce qu’elle dort » et puis on s’est dit qu’il nous fallait un moyen de pouvoir s’en occuper quand on le veut pour se simplifier les choses.

Le montage

Nous avons le modèle séparable T mac de Hamac. Ca n’est pas compliqué à monter, mais une vidéo vaut mille mots n’est-ce pas?

La lessive, quels produits? Quelle fréquence?

Nous alternons entre une lessive maison et la lessive Rainett à l’aloe vera (recommandée sur les groupes d’échanges sur le sujet des couches lavables). Le tout boosté au percarbonate de soude pour un coup de pouce détachage et que le linge reste blanc. Et nous n’avons aucun souci (odeur, fuites, etc…) !

Comme je vous l’ai expliqué plus haut, on a de quoi tourner en ne faisant qu’une lessive tous les 3 jours. Mais dans la pratique on fait environ 6 lessives par semaine, quasiment une par jour donc! Pas à cause des couches, mais à cause de la quantité de linge normale d’une famille de 4. L’avantage c’est que les couches se lavent sans soucis avec le reste du linge, donc ça tourne tout le temps et il ne m’arrive jamais d’être à court.

Tout se lave sans souci à 40°C, donc tout peut passer avec les lessives classiques, avec une dose de percarbonate si c’est une lessive de linge clair.

Les inserts absorbants en microfibre supportent les lavages jusqu’à 90°C, donc dès que je fais des machines à 60°C par exemple avec les serviettes, draps, torchons… j’y ajoute les inserts également.

Pour les culottes, les nacelles et les voiles, je reste sur les machines à 40°C ou moins (si non souillées de selles).

Quand il y a des tâches, je détache au savon de Marseille ou au savon d’Alep selon celui qui est en cours au bord de l’évier de la buanderie. Je ne détache jamais les inserts (on n’a qu’une vie…), les tâches finissent toujours par partir au fur et à mesure des lavages (surtout après un passage à 60°C + percarbonate).

Le décrassage

Késako? C’est un nettoyage en profondeur des inserts qui permet d’éliminer les restes de lessive (glycérine notamment), de produits de change, de selles et d’urine.

Comme je le disais plus haut, nous n’avons jamais eu de problème d’odeur, de fuite ou de mycose avec cette routine. Mais par acquis de conscience et parce que je tiens à ce que les couches soient bien entretenues pour être utilisées longtemps sans qu’on ait de soucis, que ça ne cause pas de problème de santé à Poupette et puis aussi pour les revendre plus tard (!), je fais un décrassage de temps en temps. C’est à dire à l’achat de couches d’occasion et ensuite tous les 6 mois environ.

Pour un décrassage préventif, je mets donc mes inserts propres dans la machine, à 60°C avec un pot de yaourt de percarbonate, et du vinaigre blanc pour le cycle de rinçage. Et je lance un cycle long type « bébé coton ».

Si besoin d’un décrassage parce qu’il y a des fuites, des odeurs d’ammoniac qui surviennent rapidement après que la couche ait été souillée d’urine, ou des mycoses, alors voici le protocole:

  1. Mettre 2 càs de bicarbonate de soude et 2 càs de percarbonate de soude dans environ 5L d’eau TRES chaude (je fais bouillir l’eau à la bouilloire). Mélanger (le percarbonate va mousser en s’activant)
  2. Prélever un verre de ce mélange qui servira de test plus tard
  3. Mettre les inserts propres dans la bassine pour plusieurs heures (au moins 3-4h)
  4. Retirer les absorbants de la bassine et prélever un verre du mélange
  5. Rincer et essorer les absorbants (je vous conseille de le faire à la machine, mais à la main c’est OK aussi)
  6. Comparer les deux verres de mélange: si la couleur des deux verres est identiques, c’est que les couches ne sont pas encrassées . C’est terminé. Si le verre prélevé à l’étape 4 est plus foncé que le verre test, c’est que les couches sont effectivement encrassées, il faut recommencer depuis l’étape 1, jusqu’à ce que les couleurs des deux verres soient identiques.

Voilà, il me semble que maintenant vous savez tout sur notre utilisation des couches lavables! Je n’ai pas fait d’encart avec les coûts car une partie de notre équipement a été acquis pour notre premier enfant (neuf et occasion), et de même pour tout ce qu’on a racheté pour Poupette, j’en ai acheté à plusieurs moments, à plusieurs endroits, neuf et occasion, donc pas simple! Et bien sûr, je n’ai pas comptabilisé cela soigneusement! Mais sachez que même en achetant tout à l’état neuf, et en ne revendant pas le matériel, on arrive assez rapidement à rentabiliser l’achat. Je l’avais détaillé brièvement dans l’article que j’avais fait pour les couches de Mini Mojo.

J’espère que toutes ces information vous auront donné suffisamment de confiance pour vous lancer ou persévérer! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaire, j’y répondrai avec plaisir.

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