Healthy food, le changement durable

Depuis quelques temps, je réalise que notre changement d’alimentation est vraiment bien ancré dans notre quotidien: presque pas de viande, bio et local. Bon, c’est encore assez compliqué dès qu’on ne mange pas à la maison hein. Pour pas mal de gens de notre entourage c’est encore assez abstrait comme concept… Mais chez nous, c’est bien concret et c’est devenu une évidence. 

Quand je suis dans ma cuisine désormais, tout ou presque est bio et/ou local. C’est vraiment devenu une habitude. On ne va plus au supermarché sauf exceptions. Il y a un peu plus d’un an, quand on mangeait un truc acheté à la ferme des producteurs, c’était une occasion spéciale, comme un cadeau qu’on se faisait. Et puis on ne pouvait pas s’empêcher d’en parler encore et encore en dégustant le produit: « miam, c’est vraiment meilleur », « Rolala, c’est vrai que c’est plus cher mais c’est tellement bon ». Comme si on avait besoin de justifier notre achat, parce que c’était plus cher que d’habitude. Pour montrer au monde qu’on le faisait, pour se déculpabiliser d’avoir dépensé plus que d’habitude, etc… D’ailleurs maintenant on en sourit quand on mange chez des gens qui ne peuvent pas s’empêcher de détailler fièrement qu’il sont allés chez les producteurs acheter ceci et cela, à grands renforts de hoooo et haaa c’est vraiment bien, il faut soutenir ces commerces etc… mais qui n’y vont qu’une fois! C’est un peu comme les frites McCain en fait, ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. Pour l’avoir vécu, je dirais vraiment que c’est un besoin que notre entourage valide nos choix, nous dise que c’est bien, qu’on fait les bons choix.

Maintenant je n’ai plus besoin que mon entourage valide mes choix, maintenant le bio, c’est vraiment le quotidien. On ne fait plus attention. C’est devenu normal que tout ou presque dans nos placards et réfrigérateur soit issu de la filière bio et/ou locale. Ça n’est plus l’exception, on se fait un cadeau en permanence. Bah oui, des cadeaux tous les jours à notre corps! En fait je ne le vois plus comme un cadeau, mais plutôt comme quelque chose de normal. Pour moi c’est devenu une évidence de manger mieux.

Certes c’est plus cher. Mais on achète beaucoup de moins de superflu, de cochonneries, etc… Et comme on ne va pas au supermarché, on n’achète pas non plus le « non alimentaire » dont on n’a pas besoin mais qu’on prend car on y pense en passant devant. Donc au final, le budget courses reste sensiblement le même, voire baisse.

Avant, je rechignais à acheter des aliments « de base » bio ou chez les producteurs. Je me disais souvent « c’est beaucoup trop cher », « 1.80€ pour 1L de lait, nan mais ça va pas ». En fait, je pense vraiment que c’est notre référentiel de prix qui ne va pas. Il faut surtout se demander ce que ça implique de dépenser si peu pour se nourrir. Vous savez, comme dans la pub « nan mais on ne va quand même pas dépenser si peu » (avec un air hautain svp).

Exemple, il y a quelques semaines j’ai acheté du sirop de menthe bio et fabriqué artisanalement par une jeune femme agricultrice près du village de mes parents. J’ai payé 6.90€ la bouteille de 50cl. Certes, si on compare avec un sirop de menthe classique de la grande distribution, le prix est exorbitant. Mais est-ce si cher que cela? N’est ce pas plutôt le sirop industriel qui n’est « pas assez cher pour être honnête »? Je préfère largement acheter ce sirop bio, sans additif, sans colorant, qui rémunère correctement la personne qui l’a produit etc… Et je le déguste beaucoup plus et j’en bois sûrement moins. Tout le monde y gagne (sauf les grands industriels, les pauvres).

A la maison, je note que le changement est véritablement durable car maintenant tout nos produits sont de qualité, bio, locaux et si possible sans emballage. Même la farine, le le sucre, le thé, le café, l’huile, le chocolat, etc…

Quand je cuisine et que chaque ingrédient est irréprochable (selon mes critères) c’est déjà hyper satisfaisant et gratifiant, mais alors, quand Mr Mojo lève le nez de sa pizza (maison of course) et lâche, la bouche pleine : « ça déchire » c’est carrément le top. Ou bien quand il ouvre le frigo après un retour de course et dit « on se fait bien plaisir en mangeant quand même », ou encore, et là je pense que j’ai gagné le jackpot, quand il se garde une part du repas du soir (sans viande) pour son repas du lendemain midi en disant « oulala je vais me régaler demain »…
Si on m’avait dit ça la première fois que j’ai abordé le sujet du zéro déchet ou du végétarisme à la maison, je ne l’aurais pas cru. 

Je pense que l’arrivée de mini Mojo a clairement accéléré les choses. Depuis qu’il mange autre chose que du lait, je suis ultra exigeante sur ce qu’il mange. Si quelqu’un a le malheur de lui faire goûter le glaçage du gâteau de chez le pâtissier (d’un rose fluo douteux), je bondis telle une maman louve (ça sent le vécu non?). Quand je dois lui préparer un repas à base de légumes non bio ou de viande du supermarché (quand on n’est pas à la maison donc), j’ai l’impression de l’empoisonner. Je pense que j’exagère un peu et qu’il faudrait que je me détende, pour mon bien et le sien! Mais ça nous a permis d’avancer beaucoup plus vite sur les changements amorcés avant, et ça c’est chouette. Le lâcher prise viendra plus tard (ou pas).

Et vous, vous en êtes où? C’est devenu une habitude ou ça fait encore partie de l’occasionnel? Et avec l’entourage ça se passe comment?

4 réflexions sur “Healthy food, le changement durable

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