Le syndrome du plaid-canapé, ou comment aller voir en dehors de sa zone de confort

Dans notre zone de confort, on est bien. C’est confort quoi! Y’a tout ce qu’il nous faut pour être bien, il y fait chaud, on y est heureux. Oui normalement on y est heureux car sinon c’est pas le confort… (vous me suivez?). Enfin on y est heureux, mais surtout on y est tranquille, et parfois un peu trop tranquille, non? C’est comme être sous un plaid, devant un bon film avec une tasse de thé, c’est douillet, très plaisant, on en a besoin régulièrement… mais c’est pas la folie et c’est pas comme ça qu’on avance.

Il y a quelques années, j’ai eu un déclic. J’ai commencé à sortir de ma zone de confort. Et progressivement, j’ai eu de plus en plus d’occasion de « kiffer la life » (ça y est cette expression est devenue vintage non? ). Ouais ok, mais ça veut dire quoi sortir de sa zone de confort?

Qu’on se rassure, il ne s’agit pas de faire un saut en parachute, du canyoning ou du ski hors piste si on a la trouille. Ni de tout plaquer pour changer de vie. Non! C’est bien plus simple, et en même temps bien plus compliqué. Ca se joue au quotidien cette histoire. C’est un subtil équilibre entre de grandes décisions qui vont changer une vie, et des actes de tous les jours dont on ne se rend pas vraiment compte. Le but c’est de ne pas tout le temps suivre le chemin le plus direct, le plus évident, le plus facile. Mais attention, ça ne veut pas dire faire n’importe quoi tout le temps!

where the magic happens

source: pinterest

Je suis quelqu’un qui a énormément besoin de routine. Genre le plaid et la tasse de thé c’était ma base (oui au passé, car depuis que mini Mojo est là… bah je n’ai pas trop eu l’occasion de faire ça!). J’aime bien parler de base, c’est un peu comme les aspirateurs robots, quand ils sont fatigués , ils retournent à leurs base, ça recharge la batterie, et après ils repartent. Bah nous c’est pareil. La zone de confort, ça permet de recharger notre batterie, ou de ne pas la décharger c’est selon. Je me souviens typiquement que quand j’étais étudiante, j’adorais le début de l’année. Plein de nouveautés, des nouveaux gens, des groooosses fêtes presque tous les soirs, les week ends d’intégration etc… J’enchaînais et je suivais le rythme. Mais au bout de quelques jours, je commençais à ne plus me sentir très bien (je vous vois venir, non je ne parle pas du mal aux cheveux!). J’avais le blues, j’avais l’impression de ne pas toucher terre. Je ne savais plus si j’étais triste, fatiguée, heureuse ou pas, bref, j’étais paumée. Alors je « séchais » une soirée, et je restais au chaud chez moi, devant une série. Et après hop je pouvais repartir comme en 40! Bon, maintenant ma vie a bien changé, mais vous voyez le principe. C’est vriament important pour moi la routine, les repères. Ca n’est pas pour rien que dans ses vœux de mariage, Mr Mojo soulignait que toutes nos aventures se terminaient (avant bébé, toujours) par un apéro et une couette (oui c’est l’autre version du plaid – tasse de thé).

Donc voilà, la routine c’est la base, mais ce qui fait le piquant, les progrès, la vie quoi… c’est autre chose. 

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C’est par exemple,

  • se marier alors que si on suit les « plans raisonnables » ça n’est pas du tout le moment.
  • passer au niveau supérieur dans le cours de fitness, parce que regarder leurs chorégraphies me faisait trop rêver, et j’avais le feeling que j’allais en baver mais que j’allais y arriver (et c’est exactement comme ça que ça s’est passé).
  • Aller à un stage de fitness justement, sans connaitre personne et avec seulement des gens qui sont trop forts. Et finalement s’éclater comme une folle et rentrer épuisée, mais heureuse, et avec de nouveaux copains. 
  • Répondre « oui pourquoi pas« , à la question « tu viens avec nous? » posée par des collègues qu’on ne connait pas, dans les vestiaires, avant de partir courir le midi. Maintenant je les connais (ils sont sympas d’ailleurs, bah oui! sinon ils ne m’auraient pas invitée, héhé), je connais un nouveau parcours, et je me suis plus challengée que toute seule. Car toute seule j’aurais fait un truc qui va bien, comme d’habitude. 
  • S’inscrire à un semi marathon alors qu’on n’a encore jamais couru une telle distance (ni même une distance approchante).
  • Partir en balade en montagne avec un bébé de 5 semaines. On aurait aussi pu rester au chaud à cocooner dans l’appart, zone connue et maîtrisée. Mais en fait cette balade avec ce bib face au mont blanc, c’était vraiment magique, et puis quand on l’a fait une fois, on se rend compte que c’était pas compliqué et qu’on va le refaire plein de fois. 
  • Aller à des fêtes ou à des mariages (avec un tout petit bébé!?) où on « ne connait personne »… comme ça, ça permet de connaitre du monde!(hé ouais…et plus on connait de monde plus on a d’opportunités à saisir) Et puis, normalement les gens sont gentils et bienveillants, alors à partir du moment où on sourit et où on a à peu près l’air d’avoir envie de se mélanger aux autres, ça se passe très bien.
  • Ouvrir enfin mon blog, alors que je n’y connais rien, que personne ne me lit, et que c’est un peu « le pire moment » dans ma vie au niveau du temps libre à y consacrer. Mais à force d’y penser depuis des années… faut bien se lancer, personne ne le fera pour moi.
  • Changer de boulot alors que rien ne nous y oblige, juste pour saisir une opportunité.

Un peu de tout donc, un mélange de grandes décisions qui changent une vie et de petits choix du quotidien…qui changent la vie!

En fait pour sortir de sa zone de confort il faut:

  • Du courage, au début. Après ça va tout seul.
  • Ecouter la petite voix dans sa tête, celle qui a envie, qui rêve, qui voudrait
  • Ne pas écouter la petite voix dans sa tête, celle qui n’ose pas, qui dit « et si ça se passait mal », « et si personne ne m’aime »…
  • Etre honnête avec soi même quand on essaye de se trouver des excuses
  • Ne pas écouter les autres, ceux qui sont jaloux, qui sont encore plus enfoncés dans leur routine (« t’es sure que c’est une bonne idée? », « mais déjà là t’as du mal, alors ça va être encore plus dur »…), ceux qui préfèrent qu’on n’aille pas trop loin, car ça les rassure.
  • Ecouter les autres, ceux qu’on envie, qu’on admire, ceux qui sont prêts à nous tirer vers le haut. Ceux qui savent que l’agrandissement de notre bonheur, ne réduit pas le leur. 
  • Ne pas se prendre trop au serieux et savoir rire de ses erreurs
  • Assumer ses réussites et avoir envie de recommencer

Bref, il suffit de se lancer, d’abord petit et ensuite plus grand! Et puis ce qui est bien aussi, c’est que la zone de confort ne disparaît pas quand on la quitte : elle s’élargit. Donc on devient de plus en plus à l’aise dans ses baskets, et ça c’est chouette non?

 

 

 

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